Les différentes étapes pour réussir son achat immobilier.

L’acquisition d’un bien immobilier constitue un événement important dans une vie, surtout lorsqu’il s’agit d’un premier achat, a fortiori celui de sa résidence principale.

Un tel projet est habituellement voulu, ardemment désiré (devenir propriétaire, posséder une maison ou un appartement, s’avère être un des vœux les plus chers des français), demeure fondamentalement une source de satisfaction, un moment de joie.

Encore faut-il pour cela en connaître l’ensemble des tenants et aboutissants, le préparer au mieux, appréhender sereinement les différentes étapes qui le constituent… surtout si ce projet immobilier se révèle subi - ce qui peut malheureusement aussi être le cas suite à un divorce ou une séparation, un décès, une perte d’emploi, une mutation contrainte et forcée, etc. -, doit se faire dans des délais raccourcis et/ou à distance.

Et en toute hypothèse, les difficultés pratiques et techniques rencontrées, parfois lors d’un parcours qui peut être long, sont régulièrement sources d’un certain stress (quand bien même l’objectif final est positif), ne serait-ce qu’en raison de la crainte de se tromper alors que les enjeux financiers sont significatifs, que l’engagement réalisé s’inscrit en général dans la durée, modifie en profondeur un quotidien.

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A cet égard, le recours à un professionnel spécialisé a beaucoup de sens.

Tel est le cas du chasseur immobilier, expert n°1 pour aider les acquéreurs.

Au-delà de la recherche pure du bien souhaité, son activité - intrinsèquement de service - consiste en effet à :
Concrètement, il s’agit toujours d’étude et de prise en charge au cas par cas dans la mesure où tout projet immobilier est particulier, correspond à la singularité de chacun, à des besoins forcément spécifiques, liés à des goûts précis, à la nature de sa famille, à son âge, à une histoire personnelle singulière, à un lieu et des horaires de travail propres, etc. (sur la diversité des clients que Domicilium prend en charge et, de fait, des multiples projets sur laquelle travaille notre équipe de chasseurs immobiliers, voir notre billet : « Chasseur immobilier : un expert sachant chasser pour des clients très variés ! »).

Pour autant, un canevas transversal existe, un plan d’actions systématiques se retrouve et doit être respecté pour réussir un achat immobilier. 

Sorte de guide pour une acquisition immobilière sereine, efficace et sécurisée, nous vous livrons ici un mémento détaillé explicatif des neuf différentes étapes indépassables à respecter.

I - Définir un projet d’achat immobilier circonscrit.

L’envie de devenir propriétaire, que ce soit pour changer de résidence principale ou pour trouver une résidence secondaire, qu’il s’agisse d’un premier achat ou d’un investissement en vue de revenus locatifs, ou encore d’une acquisition de ses locaux professionnels (bureaux, murs commerciaux, etc.), implique une première étape qui consiste à définir les contours du projet envisagé. 

Une définition qui prend les traits d’une liste, d’un inventaire, permettant au final de circonscrire le futur achat, de dégager un fil conducteur cohérent.

Le cahier des charges :

Une astuce ici concernant l’ensemble de ces différents besoins consiste à élaborer une liste en distinguant : 
Quels que soient les besoins à satisfaire ci-dessus énumérés, ils doivent bien sûr être financés.

Appartement de prestige à Toulouse - Chasseur Immobilier

Le budget global :

Nerf de la guerre dans tous domaines où les enjeux financiers sont majeurs, la nécessité de connaitre son budget global est une exigence absolue.

En l’occurrence, il convient de savoir quel montant peut être consacré au bien immobilier en tant que tel, augmenté :Pour les trois derniers postes budgétaires énoncés, il n’est pas possible d’en connaitre l’existence et/ou le montant tant que le bien n’a pas été trouvé ; d’où l’importance d’anticiper et de conserver une marge financière de sécurité pour répondre, le moment venu, à ces dépenses.

De façon générale, ce deuxième aspect de l’établissement du projet implique donc une étude de ses capacités financières.

II - Établir un plan de financement précis et actualisé.

Afin que la recherche du bien escompté ne soit pas veine, un plan de financement doit être établi pour au moins deux raisons :Pour se faire, il convient d’avoir en tête qu’un apport personnel est le plus souvent demandé.

Lequel varie selon les profils, la conjoncture économique et les politiques bancaires en résultants ; mais a minima le montant des frais notariés s’avèrent très fréquemment indispensable.

Il faut donc être certain que son épargne disponible est suffisante pour le projet envisagé et, par ailleurs, aisément récupérable si elle est placée (sur une assurance vie par exemple).

Un échange avec sa banque se révèle donc primordial pour identifier si, sur le principe, elle suit le postulant emprunteur dans son projet immobilier et, dans l’affirmative, à quelle hauteur.

Pour le déterminer, elle passe au crible sa fiche patrimoniale : 
Une capacité d’emprunt est ainsi dégagée.

Le secteur bancaire étant relativement concurrentiel, il n’est pas inutile après avoir rencontré son propre conseiller financier de solliciter l’avis d’une autre banque.

A cet égard, il faut savoir que si les cas de changements d’établissement de crédit sont assez rares, c’est assez couramment à l’occasion d’un achat immobilier qu’ils interviennent.

Faire jouer la concurrence permet ainsi d’obtenir plusieurs simulations de prêts immobiliers et donc de comparer les diverses offres bancaires pour au final choisir les meilleures conditions de crédits que ce soit au niveau des taux d’intérêt pratiqués, du calcul des mensualités à rembourser, qu’à celui de la durée de remboursement et des garanties exigées.

En matière de taux d’intérêt notamment, soit le prix que l’acquéreur va devoir payer pour le montant emprunté, une banque peut en proposer de deux sortes :Et pour un même projet immobilier, quelle que soit la nature du taux choisi, il pourra varier en pourcentage d’une banque à l’autre… d’où l’intérêt de solliciter plusieurs établissements de crédit en faisant du reste attention à comparer in fine le taux annuel effectif global (TAEG).

Exprimé en pourcentage annuel du montant emprunté, ne pouvant être supérieur au taux de l’usure, ce TAEG reflète le coût total effectif d’un crédit, à savoir le taux d’intérêt à proprement parler, plus les frais conditionnant l’obtention du prêt.

Dans cette perspective d’une recherche de financement efficace, doublée d’un décryptage des propositions bancaires parfois délicates à opérer, le recours à un courtier en crédit nous semble être une solution adéquate.

Outre qu’il va balayer le marché bancaire à votre place, qu’il peut bénéficier d’avantages pour ses clients dans le cadre de partenariats signés avec les institutions de crédits, cet expert va cibler au mieux les banques susceptibles de vous suivre dans votre projet.

Cela permet de gagner du temps (donc de l’argent !), d’autant plus qu’il vous évite d’avoir à solliciter et organiser de multiples rendez-vous, puis à déposer une pluralité de dossiers administratifs fastidieux à constituer ; tous devant comprendre un vaste questionnaire long à compléter, des copies de bulletins de salaire, vos derniers avis d'imposition, les derniers relevés de tous vos comptes en banque, des justificatifs d’identités et de domicile, etc.

Spécialiste des conditions de crédit, il vous aiguillera avec pertinence sur des aspects techniques aux enjeux économiques non-négligeables dans la durée pour certains : En amont de vos échanges avec la banque élue, le courtier en crédit vous guidera également s’agissant :Si vous ne connaissez pas de courtier, a fortiori chevronné, au même titre qu’un architecte, qu’un artisan du bâtiment ou que tout autre professionnel spécifique susceptible de vous aider dans votre projet immobilier (notaire, diagnostiqueur, gestionnaire de patrimoine, déménageur, décorateur, gestionnaire locatif, avocat le cas échéant, etc.), Domicilium peut vous orienter, gratuitement bien évidemment.

Cela s’inscrit en effet dans le cadre général de sa mission de conseil : véritable marque de fabrique de notre équipe, pour ne pas dire son ADN.

S’agissant de la banque choisie, si vous lui en faites la demande - ce que nous vous conseillons très fortement -, elle vous délivrera un accord de principe qui pourra prendre la forme d’une lettre de confort, d’un « pré-accord » bancaire ou d’une simulation de financement.

A défaut d’avoir une valeur effective - car il conviendra ensuite d’obtenir réellement le prêt (voir infra) -, cette validation anticipée rassure les propriétaires vendeurs quant à la solvabilité de l’offrant.

De fait, elle permet de négocier et trouver un accord avec eux plus aisément, puis d’agir rapidement une fois la promesse de vente ou le compromis de vente signé (voir ci-après concernant cette sixième étape).

III - Rechercher LE bien immobilier avec célérité.

Une fois le projet identifié rationnellement, et le financement établi surement, la recherche immobilière peut commencer… sous réserve toutefois que le premier et le second concordent, autrement dit que le cahier des charges fixé pour tel budget disponible soit en phase avec la réalité du marché, toujours analysée à un instant T.

A ce titre, faire appel à un professionnel de l’immobilier à la fois expert de la zone géographique envisagée et spécialiste en recherche ciblée de biens immobiliers devient une solution de plus en plus prisée. 

En la matière, l’interlocuteur idoine est le chasseur immobilier, à condition qu’il remplisse toutes les cases du bon chasseur ! (thème fondamental présenté in « Recourir à un Chasseur Immobilier : un intérêt avéré, mais comment choisir le « meilleur » ? Solutions et annuaire ! »).

Grace à son expertise, la recherche ayant été préalablement validée, pensée stratégiquement, il peut d’autant plus mener à bien sa mission spécifique qu’il appartient à une équipe de chasseurs d’appartements et de maison complémentaires et aguerris ; ce qui est le cas des sociétés de chasse immobilière structurées.

En toute hypothèse, par principe, positionné par nature côté acheteur (alors que l’agent immobilier a vocation à défendre les intérêts d’un mandant qui lui confie de vendre son bien au meilleur prix possible), la prestation d’un chasseur immobilier permet une recherche sur-mesure, exhaustive et rapide, grâce à un savoir-faire intrinsèquement dédié aux acquéreurs, à des outils performants et à un relationnel hors-pair le conduisant, lorsqu’il est expérimenté, au cœur des arcanes du marché.

Ce qui rend possible, par exemple, un accès au off-market… de plus en plus convoité (voir à ce sujet notre article : « Le off-market immobilier : mythe ou réalité ? Fantasme ou opportunité ? »).

off-market immobilier - chasseur immobilier

Si le recours à un professionnel du marché immobilier n’est pas retenu, il convient de s’organiser pour chercher quotidiennement le bien sur l’ensemble des supports commerciaux où il peut être diffusé.

En font partie les différents sites d’annonces immobilières de type Se Loger, Belles Demeures, Le Bon Coin, PAP, Bien-Ici, Logic-Immo, Paru-Vendu, Acheter-Louer, Le Figaro Immobilier, LuxuryEstate, etc., la presse locale spécialisée et, de plus en plus, les réseaux sociaux : Instagram et Facebook essentiellement, parfois LinkedIn et Tik Tok.

Il est nécessaire aussi d’entrer en contact avec de multiples agences du secteur géographique concerné par le projet, ainsi qu’avec des Etudes notariales ayant un département vente.

Solliciter les commerçants de quartiers, faire fonctionner le bouche-à-oreille et activer son réseau professionnel si cela est possible peut également avoir du sens.

Bref, mettre en alerte tous les canaux de vente de biens à sa disposition, se transformer autant que faire se peut en professionnel de la recherche immobilière ciblée.

Lorsque des biens semblant en concordance avec le cahier des charges prédéfini sont dénichés, il convient d’entrer en contact avec le vendeur ou son mandant dans les meilleurs délais et être alors en mesure d’obtenir des informations complémentaires permettant de savoir si une visite est opportune.

Dans l’affirmative, il faut organiser un rendez-vous de visite en se rendant un maximum disponible… car dans un marché tendu comme l’est celui de TOULOUSE (ou ceux de toutes grandes agglomérations) les biens en correspondance avec les prix du marché n’attendent pas.

L’offre y étant insuffisante par rapport à la demande, une des clés du succès est donc d’être extrêmement réactif : tant pour dégoter LE bien espéré que pour le visiter rapidement… tout en « scannant » alors de façon attentive : A ce stade, l’acquéreur se doit d’être en capacité de poser des questions non intrusives afin de ne pas altérer les conditions d’une potentielle future négociation, mais être néanmoins assez perspicaces pour obtenir des renseignements judicieux.

Il en va de la sorte de différents documents juridiques (quatrième étape décrite ci-après) dont certains, au demeurant, devront être annexés à l’acte définitif de vente et, avant, à la promesse ou au compromis de vente.

De fait, autant obtenir ces pièces en amont du rendez-vous prévu à cet effet chez le notaire afin, le jour J, d’être préparé au mieux et s’engager (ou pas) en toute connaissance de cause, sereinement, de façon non précipitée.

La Garonne -Toulouse Chasseur Immo

IV - Vérifier les documents et aspects juridiques du bien retenu. 

Récupérer la documentation nécessaire à une prise de décision rationnelle s’avère un enjeu crucial.

Il en va ainsi de l’ensemble des diagnostics techniques obligatoires qu’il faut être en mesure de décrypter : diagnostic de performance énergétique (DPE), amiante, plomb, termites, électricité, gaz, etc.

Pour les appartements ou maisons en copropriété, tel est le cas également des derniers procès-verbaux d’Assemblée Générale, de la synthèse des charges annuelles de copro et du Règlement de copropriété applicable fixant notamment les droits et obligations afférant à chaque lot.

L’analyse de la situation juridique du bien fait partie de cette étape technique.

Elle consistera ici en une série de vérifications, entre autres que le bien :Une fois ces vérifications réalisées, si l’analyse générale du bien se révèle concluante, et bien sûr que l’intérêt pour ce dernier subsiste, vient le moment de la proposition faite au vendeur de l’intention d’acquérir ce/son bien.

V - Formuler une offre d’achat adaptée.

Rédiger une offre est une chose, encore faut-il qu’elle soit cohérente, au « juste prix »… c’est-à-dire au prix le plus juste par rapport au marché concerné à un instant donné.

Peu importe la maison ou l’appartement concerné, sa localisation et ses caractéristiques intrinsèques (surfaces, état, prestations, etc.), tout bien peut se vendre.

Ne serait-ce qu’au regard des sommes financières qui se jouent, la règle absolue pour ne pas connaitre d’erreur est donc d’acquérir celui convoité à sa valeur au moment où l’achat est réalisé (si tel est le cas il pourra être revendu sur la même période sans perte d’argent, si ce n’est les frais de notaire obligatoirement à la charge de l’acquéreur et difficilement récupérable en cas de revente immédiate).

De fait, cette acquisition peut nécessiter de négocier le prix demandé… et cela non pas en fonction de ses desiderata, d’une vision idéalisée, de « on-dit » (du genre : « on-dit qu’en ce moment les biens se négocient de 10 à 15 % de moins que les prix affichés »), mais sur la base d’informations pertinentes et d’éléments rationnels d’une part et via une fine approche psychologique d’autre part.

La partie rationnelle implique bien sûr de connaître parfaitement les marchés visés, les tendances dans une conjoncture forcément spécifique et évolutive, les prix pratiqués, les ventes effectives qui ont eu lieu au cours des dernières semaines, ou mois, pour des logements aux caractéristiques les plus proches possibles de celui ambitionné (sachant qu’en matière immobilière comparaison n’est pas raison… et qu’une évaluation perspicace est bien plus complexe que la seule étude des biens a priori assez « similaires » déjà vendus), les projets urbains à venir qui pourraient changer la donne, etc.,  bref d’être en mesure d’évaluer le bien désiré à sa vrai valeur.

Cette étape vraiment capitale n’est guère évidente pour un particulier, quand bien même n’est-il pas totalement néophyte en la matière, possède quelques repères.

C’est le terrain d’action usuel en revanche d’un professionnel immergé en permanence dans le marché de la transaction immobilière, qui détient des outils pour connaitre les mutations immobilières passées, est conduit à estimer de façon très régulière des biens, a minima hebdomadairement.

Toujours est-il qu’une fois le bien évalué vient le moment de l’offre d’achat, avec un prix plus ou moins revu à la baisse... ou pas si le prix demandé s’avère légitime, que le bien peut vite trouver preneur au tarif proposé.

Pour avoir du poids, manifester une réelle intention d’acquérir qui rassurera le vendeur et l’engagera si elle est contresignée, cette offre doit être écrite et respecter un formalisme certain.

En l’occurrence, une offre d’achat immobilière doit : Nous conseillons également fortement que cette offre indique clairement les conditions financières d’acquisition prévues : apport personnel de telle somme et financement par un crédit de telle autre ; a fortiori de mentionner (si cela bien sûr se vérifie dans l’avant-contrat qui suivra) qu’elle n’est pas assortie de condition suspensive d’obtention de prêt.

Cette proposition étant alors en effet très engageante et susceptible de retenir encore plus aisément l’attention de son destinataire.

L’absence de précision quant au montage financier peut justifier qu’un vendeur ne souhaite pas s’engager, arguant à juste titre qu’il n’a pas été informé de façon suffisamment claire et précise des conditions d’achat de son bien.

En tout état de cause, une fois que ce dernier a réceptionné l’offre et pris le temps de la réflexion, il est fréquent qu’une discussion s’engage (sauf acceptation pure et simple immédiate ou inversement refus total assortie d’une fin de non-recevoir définitive). 

C’est le moment de la négociation, sous réserve bien sûr que l’acquéreur ait en ce sens une marge de manœuvre financière nécessaire.

Reste que cet échange doit se faire rationnellement (sur la base donc de l’évaluation précitée), avec diplomatie et stratégie. 

Ce qu’un tiers habitué pourra réaliser avec la prise de recul nécessaire, en toute hypothèse beaucoup plus aisément que ne peut le faire un particulier plus ou moins logiquement stressé et/ou excité par l’enjeu.

Ledit tiers, intermédiaire averti, pouvant être au premier chef un chasseur immobilier puisque sa vocation intrinsèque est d’accompagner les acquéreurs.

Chasseur Immo Toulouse - DOMICILIUM chasseur immobilier
Si un accord est trouvé, signifiant la contresignature de l’offre d’achat par le vendeur (en principe précédée de la mention « Bon pour accord »), l’étape suivante consiste en la signature d’un avant-contrat.

VI - Signer un compromis ou une promesse de vente.

Cette étape qui engage formellement l’acheteur et le vendeur nécessite de prendre rendez-vous avec son étude notariale.

A cet égard, si un compromis ou une promesse de vente peut être signé dans l’agence immobilière du vendeur (sous réserve qu’elle soit assurée à cette fin, détentrice d’un compte séquestre et que propriétaire et agence s’entendent en ce sens), nous conseillons vivement à nos clients acquéreurs de recourir à leur notaire, a minima de le solliciter avant qu’ils ne s’engagent sur le contrat préparé par l’agent immobilier lorsque cette hypothèse - assez rare - se présente.

Le notaire le vérifiera d’autant plus que son intervention sera en revanche obligatoire pour l’acte définitif de vente ; donc autant passer par cet officier ministériel dès le début du processus juridique d’acquisition, surtout si une relation de confiance existe et qu’il se montre diligent.

Cet avant contrat est un acte juridique fondamental car c’est lui qui fixe les conditions de la future acquisition.

Celles-ci ne seront que réitérées dans l’acte final au terme duquel le changement de propriété a lieu avec le versement du prix de vente au vendeur et la remise des clés à l’acheteur, nouveau propriétaire.

Qu’il s’agisse d’un compromis ou d’une promesse de vente ce contrat doit notamment mentionner pour être valable : o    dans tous les cas : prix de vente du logement (ou du terrain, ou coût de la construction) + frais prévisionnels de la vente (les frais dits de notaire),
o    selon les dossiers : remboursement au prorata des taxes foncières et des charges de copropriété + frais de négociation,
o    la qualification de l’organisme préteur ; en principe est répondu ici : « Tout organisme préteur », 
o    le montant maximal de la somme empruntée, 
o    la durée de remboursement,
o    le taux nominal d’intérêt maximal : x % l’an (hors assurances).
o    celles liées à l’acquéreur : très souvent l’obtention d’un prêt précité ; plus rarement l’achat conditionné par la vente définitive d’un bien ; l’obtention d’un permis de construire purgé de tout recours, etc.,
o    celles de droit commun : réserve du droit de préemption institué en vertu de l’article L211-1 du Code de l’urbanisme, absence de servitudes, de charges ou de vices non indiqués dans l’avant-contrat pouvant grever le bien et en diminuer sensiblement la valeur ou le rendre impropre à la destination que l’acquéreur entend donner, état hypothécaire ne devant pas révéler de saisies ou d’inscriptions dont le solde des créances inscrites - augmenté du coût des radiations à effectuer - serait supérieur au prix disponible, etc.,
Une fois l’avant-contrat signé, désormais via un système de signature électronique (qui permet d’éviter de parapher et de signer les dizaines et dizaines de pages de la promesse ou du compromis, ainsi que toutes les annexes qui l’accompagnent), l’acquéreur qui ne s’est pas rétracté dans le délai de 10 jours prévu à cet effet doit obtenir le financement de son projet.

Immeuble toulousain et appartements toulousains au centre-ville

VII - Obtenir son financement.

Pour finaliser son prêt, l’acheteur doit dans les meilleurs délais solliciter l’organisme bancaire l’ayant au départ conforté dans son projet en lui fournissant une copie du compromis de vente ou de la promesse de vente qu’il vient de signer.

S’il a été diligent, c’est en effet la seule pièce manquante dans le dossier qu’il a constitué directement, ou par l’entremise de son courtier, pour obtenir de cet établissement de crédit un accord de principe, un « pré-accord » bancaire, lors de son action visant à connaitre son budget, à établir un plan de financement précis et actualisé (deuxième étape décrite supra).

Son interlocuteur dans la banque pourra alors œuvrer afin qu’il obtienne dans les délais impartis une offre de prêt.

Ce délai d’obtention du prêt, qui ne peut être inférieur à un mois après la signature de l’avant-contrat, oscille en général de 40 à 60 jours.

Schématiquement, voici les phases régulièrement rencontrées, certaines étant impératives : C’est pour cette raison qu’il est d’usage de prévoir dans l’avant-contrat une réitération de l’acte à trois mois.

Il est à noter que pour bénéficier d’un accord de prêt immobilier la banque peut exiger l’obtention d’une assurance emprunteur dont elle fixe les garanties minimales : les risques décès et invalidité en général, le risque perte d’emploi parfois.

Elle estime ensuite le coût de l’assurance du crédit sollicité. 

Liberté de la concurrence oblige, l’acquéreur peut néanmoins recourir à un autre assureur, souscrire un autre contrat. 

Reste que, dans les deux cas de figure, l’acheteur candidat à un crédit immobilier doit répondre à un questionnaire de santé.

In fine, si l’acquéreur n’obtient pas son financement et qu’il a à ce titre présenté au notaire un ou plusieurs refus de prêts des banques démarchées, ou obtenu un prêt mais à des conditions dépassant celles indiquées dans les conditions suspensives de l’avant-contrat (c’est-à-dire à un taux d’intérêt supérieur au taux maximum mentionné) et jugeant de fait ne pouvoir assumer son remboursement, il peut se désengager de la vente.

Dans ce contexte, l’indemnité d’immobilisation versée est récupérée.

Ce dépôt de garantie sera en revanche perdu pour l’acheteur (au profit du propriétaire afin de le dédommager du temps perdu pour vendre son bien) s’il ne démontre pas qu’il n’a pu obtenir de prêt bancaire conforme aux conditions de l’avant-contrat ou tout simplement décide de ne plus vouloir acheter (une fois, bien sûr, passé le délai de rétractation légal de 10 jours sus-évoqué prévu à cet effet).

A l’inverse, et c’est la majorité des cas (tout au moins pour les acquéreurs bien conseillés en amont de leur projet et accompagnés efficacement tout au long de celui-ci), si l’offre de crédit est obtenue, une fois le délai de réflexion de 11 jours précité passé et l’offre de prêt renvoyée à la banque, l’acquéreur doit prendre rendez-vous avec son notaire pour la signature de l’acte définitif à l’issue de laquelle il devient propriétaire… un heureux propriétaire !

Demeure Quai de Tounis - chasseur immobilier Toulouse

VIII - Signer l’acte authentique de vente chez le notaire.

Cette étape, symboliquement la plus émotionnelle, nécessite certaines actions et vérifications préparatoires.

Côté acheteur, il convient la veille ou le jour même du rendez-vous (si possible) d’effectuer une nouvelle visite du bien acquis. 

Dénommée visite de courtoisie, elle permet de constater :Côté office notarial, le clerc de notaire et/ou le notaire rédige un projet d’acte de vente et rassemble tous les documents devant y être annexés ; une majorité d’entre eux figurant dans la promesse de vente ou le compromis de vente signé plus ou moins trois mois plus tôt.

Le chargé du dossier au sein de l’Étude notariale vérifie notamment les titres de propriété, les états civils, les hypothèques éventuelles, les servitudes potentielles, etc.

S’agissant des biens en copropriétés, il sollicite auprès du syndic un état daté permettant d’apprécier la situation comptable du vendeur vis-à-vis de la copropriété à un instant donné (sur ce document, voir notre étude à mettre en parallèle : « Le pré-état daté : l’information due à l’acquéreur d’un bien immobilier en copropriété »).

Bien sûr, il s’assure que le financement est en place, que les fonds ont bien été versés sur le compte de l’Étude.

Si l’officier ministériel est diligent, comme pour la signature de l’avant contrat, il adresse à son client un projet d’acte pour relecture.

Le rendez-vous de signature peut alors être calé.

Au cours de celui-ci, le notaire fait une lecture explicative du contrat en présence des parties (présentes physiquement ou à distance, en visio) ou bien représentées (souvent par un clerc de l’Étude) dans la mesure où un pouvoir a été préalablement donné en ce sens. 

Concrètement, le déroulement est identique à celui retenu pour la promesse de vente ou le compromis de vente.

S’y ajoute pour les biens en copropriété des opérations visant à régulariser les comptes entre vendeur (ancien propriétaire) et acquéreur (nouveau propriétaire) au regard :Ces différents calculs, au prorata temporis, sont établis par l’Étude notariale.

Le vendeur et l’acquéreur règlent en séance les montants en résultant en une fois (un décompte total ayant été réalisé), mais en dehors de la comptabilité du notaire, à l’inverse des autres sommes d’argents en jeu.

Dès lors, les fonds ayant été transférés en totalité par la banque de l’acquéreur (en l’occurrence le solde du montant global du prix puisque l’acheteur avait déjà versé un dépôt de garantie) et réceptionnés par le notaire, via son service comptable ce dernier peut :  Si, au regard de l’état daté précité, le vendeur n’est pas à jour de ses règlements envers la copropriété, le notaire retient sur le prix de vente la somme due qu’il reversera ensuite directement au syndic.

Il l’informe par ailleurs, par lettre recommandée avec accusé de réception, du changement de propriétaire pour tel et tel lot de l’immeuble.

Une fois l’acte de vente signé - à nouveau par signature électronique - l’acheteur devient officiellement propriétaire : bel événement qui se matérialise symboliquement… et concrètement (!) par la remise de l’ensemble des clés.

Le notaire remet également à son client des attestations de propriété (une avec le prix et une sans le prix) qui lui permettront d’effectuer diverses formalités administratives et/ou commerciales (par exemple auprès d’un assureur, d’un fournisseur d’énergie, etc.), en attendant que lui soit délivré une copie de son titre de propriété définitif (le notaire conservant dans ses archives l’original, appelé minute, durant 75 ans).

Entre autres dans cette perspective, le notaire inscrit l’acte au service de la publicité foncière dont dépend le bien.

Cette publication le rend opposable aux tiers, ce qui signifie qu’il s’impose à tous et pas seulement aux parties signataires.

Afin d’être le plus didactique possible, voici un schéma représentant nos sixième et huitième étapes, soit les phases juridiques déterminantes du passage chez le notaire :
Achat bien immobilier - délais à respecter

Enfin, pour exercer pleinement son droit de propriété, l’heureux nouveau propriétaire doit finaliser certaines actions.

IX - Régler les frais et effectuer les démarches inhérentes à l’achat immobilier.

Concomitamment ou après l’acquisition, il convient que l’acheteur :Mis bout à bout, l’achat d’un bien immobilier s’avère donc un parcours dense, nécessitant du temps et des connaissances.

Être pro-actif, toujours très organisé et vigilent, devancer les démarches quand cela est possible, sont autant de clés essentielles pour franchir avec succès les neuf étapes ci-dessus décrites. 

Aussi, afin de maximiser leurs chances de réussite, nous conseillons vivement aux acquéreurs de s’entourer de professionnels dont la compétence, chacun dans leur domaine respectif, est reconnue et vérifiée : tout particulièrement un courtier en matière de financement, un notaire s’agissant de la partie juridique intrinsèque, un chasseur immobilier pour la recherche et l’accompagnement transversal du début du projet à sa finalisation.

En tant qu’expert immobilier, le rôle du chasseur de biens est en effet d’aider et de protéger ses clients à chacune - ou presque - de ces neuf étapes, en leur dispensant des conseils avisés, en leur facilitant le processus d’acquisition pour une expérience immobilière fluide, sécurisée et sans stress… alors même qu’elle est capitale, constitutive souvent d’un projet de vie.

Eric MASSAT - Direction de Domicilium

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Eric MASSAT, chasseur immobilier DOMICILIUM à toulouse

Eric MASSAT - Direction de Domicilium

Docteur en Droit, Expert du marché immobilier.

Fondateur et co-gérant de Domicilium. Depuis 2007 société pionnière et leader de la chasse immobilière en Haute-Garonne et Occitanie.

Ancien Avocat au barreau de Toulouse, ancien
Enseignant et Chercheur à UT1 (Université Toulouse Capitole) et à l’IEP de Toulouse.
Depuis 1993 au centre de la vie économique, sociale et culturelle toulousaine.

Publié le jeudi 01 octobre 2026